Privé des mois durant, comme tous ses frères artistes, d’accès au public, le pianiste et compositeur de jazz strasbourgeois a fait de ce temps confiné le champ précieux d’une création.
Comme en écho inattendu au dernier opus de Grégory Ott, Parabole, sorti ces jours-ci, voici Wim Wenders : « La liberté de vos rêves ne doit pas céder à la logique de la scène ». Résultat : une merveilleuse évocation musicale et très personnelle du film de Wenders, « Les ailes du désir ».
C’est d’une conversation avec Philippe Ochem – le papa de Jazzdor à Strasbourg et Berlin – qu’est né ce projet.
Loin d’être une réécriture de la musique onirique et somptueuse de Jürgen Knieper, c’est d’abord un voyage musical, très construit, où Grégory Ott livre ses émotions. Comme Wenders – qui ne sait pas, au tournage, où vont le mener sa caméra et ses acteurs – le jazzman amoureux du 7ème art excelle dans l’improvisation.
Cet album de piano solo – à découvrir aussi sur Arte Concert en attendant enfin la scène – est une invitation, sensible et poétique, à l’émerveillement.
Interview, montage et texte : Valentine Wurtz & Denis Longhi
Enregistrée en janvier 2021 à Schiltigheim
Photo : HK Visuals