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FESTIVAL REIMS SCÈNES D’EUROPE 2019 : FOCUS SZENIKMAG

Cette dixième édition du Festival Reims Scènes d’Europe fait la part belle à la jeune garde de la création européenne (théâtre, danse, musique, performances plurielles…) et plus spécialement aux nouvelles scènes espagnoles.
Du 24 janvier au 7 février 2019, 15 jours de festivités proposées par la Comédie de Reims, le Manège, l’Opéra de Reims, Césaré, le Jardin Parallèle, Nova Villa, la Cartonnerie et le FRAC Champagne-Ardenne. 

Pendant quatre jours, du 31 janvier au 3 février, une partie de l’équipe de szenikmag est allée à la rencontre des artistes et des spectateurs du festival. L’occcasion également, grâce à deux worshops menés avec des étudiants de Sciences Po Paris Campus Reims de proposer au travers de quelques vidéos qu’ils ont réalisées leur regard sur le festival et plus spécialement sur la rencontre avec une cinquantaine de jeunes spectateurs européens réunis le temps d’un week-end grâce au projet YPAL/Young performing arts lovers.

Quel bonheur de pouvoir le temps d’un festival aller se frotter aux divers regards sur le monde proposés par des artistes européens. Au-delà des esthétiques et des particularités, se rendre compte que les questions de fond restent les mêmes : vivre, aimer et mourir. Donner un sens au grand chambardement en cours. Comment se mobiliser et résister. Partager des émotions. Proposer des écritures nouvelles, de plus en plus hybrides et sans frontières, pour dire le monde d’aujourd’hui. 

Le festival porte cette année un coup de projecteur sur la vitalité des scènes espagnoles et sur les nouvelles dramaturgies en Espagne.

Rencontre avec Carme Portaceli Roig du Teatro Español à Madrid et David Ferré, traducteur et directeur d’Actualités Éditions.

FOCUS SZENIKMAG | Le festival au jour le jour
31 JANVIER au 3 FÉVRIER 2019

Jeudi 31 janvier 2019

À peine le temps d’arriver à Reims, de poser nos bagages pour quelques jours à Reims, que déjà le voyage, le vrai, commence. Premier port d’attache : La Comédie de Reims. 

Ce jeudi, chocs des cultures, comme nous les aimons.

Avec notamment…

Phénix, une mise en scène de Suzanne Osten, grande figure du théâtre suédois.
Une pièce de théâtre où Marina Tsvetaïva, célèbre poétesse russe vit une passion brûlante pour le théâtre. 
Alors que gronde la révolution d’Octobre, elle est invitée par l’avant-garde théâtrale de Moscou à présenter « Phénix », une pièce sur les dernières amours de Casanova… 

Puis Rebota rebota y en tu cara explota (Ça rebondit ça rebondit et ça t’éclate en pleine face) une intense et bouleversante performance d’Agnès Mateus, figure majeure de la Movida catalane.

Elle revient cette année au festival après son succès l’an passé. Excellente idée que de la reprogrammer alors que le festival porte lors de cette édition un coup de projecteur sur la scène espagnole d’aujourd’hui.
Avec ce spectacle aussi dérangeant que nécessaire, qui dénonce les violences faites aux femmes mais aussi la passivité et l’indifférence de la société. Une performance percutante et déjantée, à l’humour dévastateur, pour que la réalité nous explose au visage.

Et un concert de Joana Gomila qui revisite la musique traditionnelle de Majorque en guise d’after pour clore la journée.

Vendredi 2 février 2019

Après une première soirée bouleversante, nous continuons à plonger au coeur de la programmation du festival européen des arts vivants. Une journée qui souligne l’importance d’un échange culturel à travers les frontières et qui montre que le théâtre peut être un très bon outil pour faire des rencontres !

Première étape : Ombres électriques de la Cie Florschütz Döhnert (Allemagne) au Cellier. Un spectacle de théâtre d’objets, proposé par l’association Nova Villa, pour les jeunes spectateurs et ceux qui aiment la magie et la poésie en images et sons.

Cette deuxième journée est également aussi celle l’arrivée des Young Performing Arts Lovers – de jeunes européens, passionnés par le spectacle vivant. Ils participent pendant trois jours au festival pour parler de théâtre, de culture et de citoyenneté européenne.

Puis, loin de l’agitation du festival, les jeunes comédiens amateurs du projet Concord Floral, créé avec le soutien de l’Union des Théâtres de l’Europe, essayent pour la première fois leurs costumes. La première représentation a lieu dimanche soir…

Du côté théâtre, deux pièces sont à l’affiche ce vendredi :

– à l’atelier de la Comédie : Voyage d’hiver (une pièce de théâtre). Le célèbre cycle de lieder de Schubert est aussi le titre d’une pièce d’Elfriede Jelinek. Aux confluents du théâtre et de la musique, Clara Chabalier, actrice et metteure en scène, et le pianiste compositeur Sébastien Gaxie revisitent au présent ces voyages d’hiver, accompagnés par une mezzo-soprano.

– au Manège, scène nationale de Reims : Évidences inconnues. À la croisée du théâtre, de la musique et du mentalisme, l’illusionniste Kurt Demey interroge ce que nous croyons et ce que nous voulons croire, au son d’une composition musicale post-rock interprétée en direct.

Au coeur de la nuit, l’after ambiancé par DJD (Barcelone) au bar de La Comédie de Reims avait un goût de, comment dire, « Hasta la movida siempre! »
Notamment grâce à la participation d’une incroyable performeuse sur le dancefloor, juste après avoir ému, fait rire et pleurer une salle à nouveau comble (un spectacle magnifique, vraiment !). De qui s’agit-il ? Chut. Tout est dans la vidéo. Indice : Rebota

 After proposé par DJD (Barcelone) au bar de La Comédie de Reims

Rencontre avec la Compagnie allemande Florschütz Döhnert au Cellier, le centre de l’association Nova Villa..
Un beau voyage au pays de la poésie et de la musique. 
Invités par l’association Nova Villa, Melanie Florschütz et Michael Döhnert présentent leur récente création Ombres électriques, l’histoire d’une machine qui tourne et tourne et n’en fait qu’à sa tête ! 
Un spectacle magique et loufoque, à partir de 4 ans, dont les deux artistes nous parlent en détails !

Pour nos amis « momixien » en Alsace : le spectacle est programmé au Festival MOMIX, festival international jeune public, début février 2019.

Facebook live szenikmag en direct de la Comédie de Reims avec Florence Lhermitte, secrétaire générale de la Comédie de Reims et Phillipe Le Goff, directeur de Césaré, centre national de création musicale à Reims, et une étudiante de SciencesPo membre du réseau Young Performing Arts Lovers. | Les conditions techniques, un réseau wifi assez faible, depuis l’intérieur du théâtre n’étant pas otptimales, les images de la vidéo du FBlive sont instables. Merci de votre compréhension.

 

Samedi 2 février 2019 


Au programme du jour :

workshop « mobile journalisme » avec des étudiants de Sciences Po Paris Campus Reims

– après-midi performances proposées par le FRAC Champagne-Ardenne et CÉSARÉ CNCM, avec notamment Les vagues de Carla Adra et Ouassila Arras

– un facebook live avec Marie-Pascale Dubé et Leïla Martial autour de leur concert-performance Louves (basé sur le chant de gorge inuit), Carla Adra et Ouassila Arras, et des élèves comédiens de la Classe de la Comédie.

– première française de Esto no es la casa de Bernarda Alba d’après Federico Garcia Lorca. La chorégraphe Carlota Ferrer et le dramaturge José Manuel Mora offrent une réinterprétation étonnante de La casa de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca, tout en restant fidèle à l’esprit de l’oeuvre. Une très réussie version, quasi un manifeste féministe, et surtout un hymne à la poésie et à l’imagination.

Avec en prime parmi l’excellente distribution, le non moins excellent Jaime Lorente, acteur connu notamment pour son rôle de Denver dans la série « La casa de papel ».

– after avec le duo catalan Jansky avec Laia Malo (voix) et l’électro organique de Jaume Raus

Facebook live szenikmag en direct de la Comédie de Reims avec Marie-Pascale Dubé et Leïla Martial autour de leur concert-performance « Louves » (basé sur le chant de gorge inuit), Carla Adra et Ouassila Arras, et des élèves comédiens de la Classe de la Comédie. | Les conditions techniques, un réseau wifi assez faible, depuis l’intérieur du théâtre n’étant pas otptimales, les images de la vidéo du FBlive sont instables. Merci de votre compréhension.

Accueil enthousiaste et mérité réservé à la première française de Esto no es la casa de Bernarda Alba d’après Lorca ; chorégraphie de Carlota Ferrer et dramaturgie de José Manuel Mora. Parmi l’excellente distribution, Jaime Lorente, comédien plus connu pour son rôle de Denver dans la série La casa de papel.

Dimanche 3 février 2019 

Au programme du jour :

– brunch / colloque au bar de la Comédie : Les nouveaux codes du numérique : la digitalisation animé par Elen Riot (enseignant-chercheur à l’université de Reims Champagne-Ardenne). Que savons-nous des usages numériques des jeunes ? Des experts de la culture et du numérique et des jeunes de Reims se pencheront, ensemble, sur cette question. Deuxième volet d’un cycle organisé dans 5 villes d’Europe dans le cadre du projet Digital Natives, dans le cadre du projet Digital Natives initié par l’UTE (Union des Théâtres de l’Europe).

– rencontre et reportage autour de la création française de Concord Floral de Jordan Tannahil dans une mise en scène de Ferdinand Barbet, artiste associé à la Comédie, et le Collectif 17, avec de jeunes comédiens amateurs rémois. Un premier rendez-vous à deux heures de la création, puis les rencontres improvisées à l’issue de la représentation.

Rencontre szenikmag avec les équipes de Concord Floral, création française à la Comédie, porté dans le cadre du projet Digital Natives #digitalnatives19 initié par l’ UTE – Union des Théâtres de l’Europe et soutenu par le programme Europe créative de l’Union européenne.

Pour suivre le travail autour de la création de Concord Floral sur les réseaux sociaux, grâce au regard de Jasmin Hourlier (community manageuse) ☛ http://bit.ly/2TrEDs4

À la fin de la saison aura lieu The Digital Festival Night qui réunira tous les participants de toutes les villes. Plus d’information bientôt sur le site de la Comédie.

Dimanche soir, la salle comble de l’Atelier de La Comédie de Reims s’est levée pour applaudir longuement les proganistes de l’aventure. Accueil enthousiaste et mérité que nous partageons !

La mise en scène de Ferdinand Barbet, et l’interprétation par de jeunes comédiens amateurs Rémois font vibrer le texte de Jordan Tannahil avec une belle énergie et une formidable justesse de ton.

Cette pièce qui offre un portrait du monde digitalisé des adolescents d’aujourd’hui, est créée simultanément à Reims, Vienne, Cologne, Cluj et Thessalonique, avec de jeunes amateurs sélectionnés dans chaque ville.

Saluer la chaleureuse et attachante distribution rémoise : Samir Aissou, , Adélaïde Bouchenies, Mélanie Brawand, Adélaïde Broie-Georget, Martin Cuingnet, Esther Fandre, Sylvain Jouve, Inès Rouvray, Inès Seklaoui, ainsi qu’Alexandra Plavšić, créatrice son et narratrice, ainsi que Naïma Perlot-Lhuillier, assistante à la mise en scène. Sans oublier évidemment Ferdinand Barbet, metteur en scène décidément inspiré et artiste associé à la Comédie, avec le Colletif 17.

La représentation ayant affiché complet, une nouvelle date est annoncée : le 28 mai 2019, toujours à l’Atelier de la Comédie. Yes !

DEUX DES DES VIDÉOS RÉALISÉES PAR DES ÉTUDIANTS DE SCIENCES PO PARIS CAMPUS REIMS APRÈS DEUX WORKSHOPS AVEC SZENIK DANS LE CADRE DU PROGRAMME YPAL / YOUNG PERFORMING ATS LOVERS.

     

PRÉSENTATIONS du FESTIVAL REIMS SCÈNES D’EUROPE PAR LES ORGANISATEURS : LA COMÉDIE DE REIMS, LE MANÈGE, L’OPÉra, LE JARDIN PARALLÈLE, CESARÉ, NOVA VILLA, LE FRAC CHAMPAGNE-ARDENNE…

   

     

     

     

Voir la fiche sélection szenik consacrée au Festival Reims d’Europe 2019

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