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Festival FARaway 2020 à Reims : Focus szenikmag

Placé sous le signe des « artistes agitateurs et agitatrices », le nouveau festival de spectacle vivant revendique doublement son désir d’ouverture et d’engagement.
Pendant deux jours, szenikmag a pu découvrir sur place le festival et rencontres des artistes et des structures qui agissent.

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Si vous étiez FARaway, où seriez-vous ?

Quelques semaines avant le début du festival, szenikmag a rencontré les initiatrices et initiateurs de FARaway – festival des arts à Reims pour plonger (avec enthousiasme !) dans le programme de ces deux semaines fortes en émotions.

Chloé Dabert, artiste directrice de la Comédie de Reims
Anne Goalard, directrice déléguée du festival
Bruno Lobé, directeur du Manège, scène nationale – Reims
Philippe Le Goff, directeur du Césaré, Centre national de création musicale
Caroline Mora, directrice de communication de l’Opéra de Reims
Marie Griffay, directrice du FRAC Champagne-Ardenne
Cédric Cheminaud, directeur de la Cartonnerie
Joël Simon, directeur de l’association Nova Villa

Retrouvez toute la programmation sur le site du festival


Samedi, 1er février 2020 : szenikmag pose ses valises à Reims

Performance : Would you like to make my portait d’Olivia Hernaïz au FRAC Champagne-Ardenne

Le dialogue est au centre de la pratique d’Olivia Hernaïz. Ses projets sont autant d’excuses pour converser avec les autres. En 2014, l’artiste espagnol-belge initie le projet « Would you like to make my portrait? ». Assise sur la chaise du modèle, elle propose aux passants de lui tirer le portrait. L’artiste invite alors les visiteurs à libérer leurs potentialités créatrices.

Avec szenikmag, elle a parlé de la naissance de ce projet et du rôle d’un.e artiste agitateur / agitratice dans nos sociétés.


Dimanche, 2ème février 2020 : dans un tourbillon d’émotions

Rencontre / installation vidéo : Zone d’échange de Kika Nicolela à La Comédie de Reims

« Ça nous a pris 20 ans de nous remettre d’une situation très mauvaise, mais seulement un an pour tout détruire. », dit Kika Nicolela, artiste brésilienne, cinéaste et commissaire indépendante.

Assises dans une loge d’artiste à La Comédie de Reims, pendant que nous évoquons la situation actuel du Brésil, les Young Performing Arts Lovers, des jeunes passionnés du spectacle vivant, venus du monde entier pour participer au festival, organisent un atelier sur la démocratie dans une autre salle du théâtre…

Kika Nicolela présente son exposition « Zone d’échange » au festival FARaway, Festival des Arts à Reims. Les publics pourront découvrir 3 oeuvres vidéo qui proposent des variations sur l’idée d’échange et de partage. Son installation vidéo « Télé-Crochet » a été réalisée au mois de janvier avec des demandeurs d’asile du CADA au Césaré.

Ensemble, nous parlons de ces trois installations vidéo ainsi que de l’état critique du Brésil, de son gouvernement et des artistes brésiliens qui ne se posent qu’une question : Comment agir ?


Danse : Congo de Faustin Linyekula au Manège, scène nationale – Reims

Que savez-vous réellement sur le passé colonial de votre pays et comment ces chapitres cruels de l’histoire sont-ils enseignés aujourd’hui à nos enfants ?

Un spectacle comme “Congo” de Faustin Linyekula, artiste congolais, chorégraphe, metteur en scène et danseur, fait comprendre que nous ne connaissons guère cette histoire.

Basé sur le livre éponyme d’Éric Vuillard (publié en 2012), Faustin Linyekula, Daddy Moanda Kamono et Pasco Losanganya nous proposent une galerie de portraits, de ceux qui ont décidé de la création du Congo a ceux qui l’ont mise en œuvre.

À travers le chant, la narration et la danse – ceci est un spectacle qui vous marque et qui vous demande à ne pas vous arrêter à ce qu’on vous a appris, mais à aller au-delà pour créer un espace de partage.


Êtes-vous des agitateurs / agitatrices ? Si ce festival nous a appris une chose, c’est qu’il est encore et toujours important de connaître l’histoire de son pays et de ses pays voisins; de s’interroger au lieu de simplement accepter; d’aller à la rencontre de l’autre au lieu de fermer les portes. Sommes-nous responsable pour le passé de nos pays ? Non, mais nous sommes quand même les gardiens de l’histoire. C’est notre devoir de préserver les témoignages et de les transmettre aux futures générations. Agissons ensemble !

Merci à toute l’équipe du festival et aux artistes pour cet accueil, ces bras ouverts et ces moments d’échange. À l’année prochaine ! 😉

Interviews / montage : Jenny Lippmann

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