Après avoir parcouru l’Europe et le monde, et s’être installée à Liège en 2019, l’exposition Hyperrealism Sculpture. Ceci n’est pas un corps arrive à Bruxelles afin de permettre au public qui était en demande et n’a pas eu l’occasion de la voir à Liège, de venir admirer les œuvres à Tour & Taxis.
Communiqué de presse
L’exposition « Hyperrealism Sculpture. Ceci n’est pas un corps » avait déjà attiré plus de 85 000 visiteurs au Musée de La Boverie en 2019-2020 malgré la crise sanitaire. En 2021, elle revient à Bruxelles à Tour & Taxis avec 9 nouvelles œuvres afin de donner la possibilité au public qui n’aurait pas eu l’occasion de venir à Liège, d’admirer ces sculptures d’artistes internationaux de renom.

Ceci n’est pas un corps : emprunté à La trahison des images de Magritte, le titre de l’exposition exprime bien l’idée que plus on cherche à se saisir du réel, plus il s’éloigne. Une quarantaine d’œuvres, 6 sections et une ligne du temps reprennent les nombreuses formes de représentation du corps dans l’histoire de l’art, elle présente le vaste champ des possibles exploré par les artistes hyperréalistes. Chaque section s’articule autour d’un concept formel fournissant les clés de compréhension nécessaires pour appréhender les œuvres, dont le nombre a été augmenté pour l’occasion.
La sélection proposée offre un aperçu condensé du mouvement hyperréaliste et révèle à quel point la représentation de l’humain a toujours été sujette à évolution. Comme tout grand art, l’hyperréalisme nous tend un miroir dans lequel se reflète notre époque tourmentée. C’est inattendu, saisissant, parfois angoissant, souvent amusant et toujours passionnant. Le visiteur pourra également découvrir la manière dont travaillent les artistes, grâce à plusieurs espaces où sont présentées des interviews et des vidéos les montrant à l’œuvre.

La notion d’hyperréalisme apparaît dans les années 1960 en sculpture. Comme son nom l’indique, elle cherche à imiter les formes et les textures du corps humain afin d’en offrir une illusion parfaite, donnant le sentiment de se trouver face à une réplique exacte de la réalité. Ce mouvement émerge d’abord aux États-Unis, où des artistes tels que Duane Hanson, John DeAndrea et George Segal se tournent vers une représentation réaliste du corps par le modelage, le moulage et l’application polychrome de peinture à la surface de leurs sculptures. Les générations suivantes d’artistes tels que Maurizio Cattelan, Ron Mueck, Sam Jinks ou la Belge Berlinde De Bruyckere vont poursuivre dans cette voie tout en développant leur propre langage.
L’exposition Hyperrealism Sculpture a été auparavant présentée au Musée de La Boverie à Liège, au Musée des Beaux-Arts de Bilbao (Espagne), au Musée d’Art Contemporain de Monterrey (Mexique), à la National Gallery de Canberra (Australie) et à la Kunsthal de Rotterdam.
Photo : Fabien Mérelle, « A l’Origine »